A ces mots je n'ai eu aucune réaction contrairement à ce que l'on aurait pu penser. Cependant cela ne voulait pas dire que cette décision n'avait pas d'impact sur moi. Dans ma tête, la phrase de Bill résonnait encore dans ma tête et sa signification m'empêchait toute réaction.
« Virginie ? Tu vas bien ?, demanda Bill.
- Hein ?, répondis-je en sortant de ma torpeur. Oui... oui oui, ne t'inquiète pas, je vais bien... Cela m'a juste un peu... surprise !
- Mais... tu es un peu pâle... »
J'essayais de sourire au maximum pour ne pas transparaître mes sentiments. Cette nouvelle m'avait un peu paniquée. Rien que le fait d'entendre le mot « France » des milliers d'images et de souvenirs défilèrent dans mon esprit. Des tonnes de questions trottèrent dans ma tête : qu'allons-nous faire en France ? Est-ce une idée de David qui veut me réconcilier avec mon passé ? Il ne va pas vouloir que je retourne chez mon oncle et ma tante ? Mais mes pensées furent à mon issue coupées court.
« Paris... Ah Paris !, s'exclama Tom avec un air rêveur. Ses restaurants, ses magasins, son arc de triomphe, son Moulin Rouge, sa Tour Eiffel, sa mode, ses femmes...
- Bon Dieu ! Ne me sors pas tous les clichés de Paris !, m'exclamai-je. En plus, ce n'est pas la première fois que t'y vas, non ?
- Euh... oui. Mais comment tu le sais ? », demanda-t-il avec surprise.
Malheureusement son étonnement fut de courte durée car celui-ci avait décidé de me taquiner comme à son habitude.
« Aurais-tu fait des recherche sur moi ?, dit-il avec un grand sourire moqueur. Tu as enfin craqué pour moi ? »
Un gros blanc suivit sa remarque. Mon simple regard suffisait pour décrire mes pensées.
« Ce n'est pas à toi que je me suis intéressée mais au groupe entier !, répondis-je d'un ton sec. Je préfère savoir avec qui je vis !
- Tu ne pourrais pas, ne serait-ce qu'une seule fois, montrer un peu d'intérêt à mon égard !
- Avec toutes les remarques que tu me fais ! Je suis désolée mais je n'ai pas l'habitude de courir après un mec qui ne cesse à tout instant de se moquer de moi ! Je préfère la carotte au bâton !!!
- Je ne te demande pas de me courir après, quoique cela ne me dérangerait pas même si se serait un peu flippant venant de ta part..., je souhaite juste que tu t'intéresses ne serait-ce qu'un peu à ma personne.
- Pourquoi ? L'amour excessif de tes fans ne te suffit pas ?
- Mais ce n'est pas pareil !!! Je ne vis pas avec elles !
- Bah parfois on pourrait le penser...
- Qu'est-ce que tu insinues ?
- Rien de spécial... C'est juste que en ce moment je vois beaucoup de filles différentes passer...
- Hein ? Ah oui et quand ça s'il te plaît ?
- Alors il y a eu Jessica lundi soir qui était brune avec de très beaux yeux marrons, mardi c'était Marine qui était châtain avec un perçing à la langue, mercredi c'était Sonia une fille d'origine africaine, j'ai d'ailleurs beaucoup aimé la manière dont elle s'habillait ! Puis jeudi c'était une blonde platine avec une poitrine assez... euh... impressionnante ! Je crois qu'elle s'appelait Sharona, pas très fut fut la fille d'ailleurs ! Ensuite hier il y avait une très belle rousse plutôt sympa qui s'appelait Christelle. Et je ne te fais pas l'inventaire de la semaine dernière !!!
- Impressionnant ! T'as une sacrée mémoire ! Mais... Si tu sais autant de choses sur elles c'est que tu es sûrement jalouse !!!
- Enlève-moi ce sourire débile de tes lèvres ! En plus, tu te contredis ! Un coup tu me dis que je ne m'intéresse pas assez à toi et maintenant je suis jalouse ! Je commence à m'y perdre...
- Je t'explique ! En fait tu fais la désintéressée car tu es jalouse, mais en réalité tu aimerais être à la place de toutes ces filles !
»
Tom se tenait devant moi avec un gigantesque sourire aux lèvres, fier de son raisonnement.
« Georg ?
- Oui ?
- Frappe-le !
- Avec plaisir. »
Aussitôt dit, aussitôt fait. Georg se jeta sur Tom sans que celui-ci eût le temps de réagir. Il frotta énergiquement son poing contre le crâne du poulpe qui tentait tant bien que mal à se dégager. Rien que le fait de voir cet idiot frétiller comme un poisson hors de l'eau me donnait le sourire aux lèvres.
« Mais putain lâche-moi Georg ! Mes cheveux ! Fais gaffe à mes cheveux !!!
- A part les filles, ton corps est vraiment ton seul intérêt, plaisanta Bill.
- Ah parce que tu ne fais pas attention à tes cheveux toi peut-être ? », rétorqua Tom.
Celui-ci s'extirpa du mieux qu'il pût des bras de Georg et se jeta sur Bill tout en le décoiffant. Georg qui était encore sur sa lancée rejoignit sans hésiter les deux jumeaux. Enfin Gustav ne voulant pas rester à l'écart s'attaqua à la chevelure de Georg qui se trouvait à sa portée. Ainsi un méli-mélo de corps se trouvait sous mes yeux. Je n'ai donc pas pu m'empêcher d'exploser de rire ce qui attira l'attention des garçons sur ma personne. Les quatre se jetèrent le même coup d'½il au même moment et dans le même élan se jetèrent sur moi en me chatouillant et en me décoiffant. Le poids de ces quatre jeunes hommes me fit basculer du canapé ce qui fit redoubler le fou rire général.
Nous nous arrêtâmes de rire soudainement au bruit d'un flash. Les garçons réagirent immédiatement pour prendre l'appareil photo du journaliste qui avait réussi furtivement à pénétrer dans l'appartement. Ainsi un sandwich composé de (de haut en bas) : Bill, étant le plus léger il ne voulait pas finir écrasé, Tom faisant l'étoile de mer, même si c'est son T-shirt qui prenait plus de place plutôt que son propre corps, Gustav qui montrait un grand enthousiasme à écraser (il doit être du genre rancunier), Georg qui était celui qui s'éclatait le plus, c'était presque effrayant, puis le paparazzi dont je ne pouvais voir le visage à cause de la masse humaine qui le recouvrait. Seuls les mains et les pieds dépassaient tout en s'agitant nerveusement, il portait d'ailleurs des chaussures assez originales mais que personnellement je n'aurais jamais osé porter car elles n'allaient pas avec grand-chose, voire avec rien... La seule personne qui aurait pu...
« MERDE ! Les mecs poussez-vous ! Il va étouffer !, m'exclamai-je.
- Mais qu'est-ce qui te prend tout d'un coup ?, demanda Georg.
- Il ne faut pas avoir de la pitié pour les paparazzis, tu sais. Ils n'en auront pas pour toi, ajouta Gustav.
- Bande d'abrutis ! Ôtez vos sales pattes de là !
- Tu déconnes, j'espère !, réagit Tom.
- Mais poussez-vous de là, putain ! », haussai-je le ton.
Lorsque je me mets à utiliser des insultes c'est que je commence sérieusement à m'énerver et à perdre patience, mais heureusement pour eux les garçons étaient au courant de cette partie de ma personnalité. Ainsi ils eurent immédiatement le réflexe de m'obéir. Je me précipitai alors vers l'homme allongé par terre qui semblait soulagé de ce changement de situation. A la vue de celui-ci, les membres de Tokio Hotel tirèrent une de ces têtes que je ne pus m'empêcher de sourire brièvement. Ce fut Bill qui osa prendre le premier la parole.
« Euh... On est vraiment désolé... On ne t'avait pas reconnu David...
- Heureusement que Virginie était là !, répondit celui-ci essayant vainement de se relever.
- Il faut toujours avoir une fille avec soi, ricanai-je.
- Ça il faut encore le vérifier..., marmonna Tom.
- Quoi donc ?, demandai-je. Ma nécessité ?
- Nan... Que tu es une fille... »
BAF !!! Je me jetais sur le poulpe avec rage car c'était la goutte qui fait déborder le vase. Je m'attaquai méchamment à ses cheveux et ma joie ne cessait d'augmenter au fur et à mesure que les hurlements de Tom augmentaient en volume. Quelle sadique je fais ! XD
Il exprimait ses émotions avec un vocabulaire élevé et une ferveur que je n'avais jamais vu chez lui. Il m'attribuait des adjectifs que l'on n'entend jamais tous en même temps (ou presque !) et il cherchait l'aide de ses amis qui se trouvaient près de lui mais ceux-ci ne répondirent pas à son appel désespéré trop occupés à s'excuser auprès de David.
Malheureusement ma domination fut de courte durée car il ne faut pas oublier que Tom est un garçon (je vous assure, c'est vrai ! Et oui, il ne faut pas le confondre avec Bill dont certaines ont quelques doutes sur sa masculinité...). Ainsi Tom se retrouva rapidement au-dessus de moi et se mit à me chatouiller avec férocité.
Cette séance de chatouilles prit fin un quart d'heure plus tard tellement nous étions exténués et surtout morts de rire. Lorsque le calme revint je sentis le besoin de discuter avec David. Etait-ce à cause du voyage en France ? Sûrement. Je ne pensais pas que j'allais retourner en France et surtout pas aussi rapidement ! Lorsque j'ai quitté mon pays, je n'avais pas conscience de la popularité des Tokio Hotel. Je pensais seulement que nous voyagerions en Allemagne. Je n'avais aucune idée sur leur popularité française !
Ainsi je me dirigeai vers la chambre de David laissant les garçons à leurs occupations. Arrivée devant sa porte, je marquai une pause. Qu'allais-je dire ? Comment allais-je le dire ? Des milliers de questions trottaient dans ma tête créant ainsi un bordel monstre à donner la migraine. Toutefois mes réflexions furent soudainement coupées court lorsque la porte de la chambre s'ouvrit brusquement, me retrouvant ainsi nez à nez avec David. Celui-ci sursauta sur le coup de la surprise, il ne semblait vraiment pas s'attendre à ma visite.
« Vivi ? Tu m'as fait peur !, s'exclama-t-il en soupirant de soulagement. Que se passe-t-il ? Tu as un problème ? Au fait merci pour tout à l'heure, sans toi j'y serais encore !
- Il n'y a pas de quoi.
- Si si, je t'assure, je te suis très reconnaissant. Être écrasé par quatre mecs n'est vraiment pas agréable ! En plus, ils m'ont pris pour un photographe, franchement ! Heureusement que tu étais là !
- D'un côté, tu es le seul à porter des chaussures aussi horribles..., marmonnai-je.
- Hein ?
- Nan, rien. Enfin, je ne suis pas venu te voir pour parler de ça.
- Viens, entre ! Installe-toi, on sera mieux pour discuter. », m'a-t-il dit en me montrant sa chambre.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, c'était la première fois que j'entrais dans sa chambre. Celle-ci n'était pas extravagante, dans un ton bleu, elle m'exprimait le calme, la sérénité et la tranquillité. Sans explication, ce lieu m'apaisait. Je sentais mes doutes et toutes mes questions disparaître peu à peu pour laisser place à un silence bienfaisant intérieur.
Sa chambre était la plus grande de tout l'appartement. Un lit deux places se trouvait juste en face de la porte. A gauche de cette porte se trouvait le bureau où David travaillait et téléphonait (avec une ligne personnelle) pour gérer avec facilité la carrière des TH. Contre le mur de droite, on pouvait voir des bibliothèques remplies de livres et de dossiers, des meubles comportant des bibelots et des photos et enfin une chaîne hi-fi. Tout semblait à sa place, bien rangé et organisé de façon précise. Je détestais cela ! Même si cette pièce calmait mon esprit, le simple fait de la perfection de cette chambre m'énervait. Je me sentis donc obligée de déplacer un objet pour casser toute cette organisation. David le vit, me souriait mais disait rien. Il comprenait ce qui se passait dans ma tête et le trouble que me provoquait cette perfection.
Il s'assit sur le lit, me regarda puis tapota juste à côté de lui m'invitant ainsi à m'asseoir. Je m'approchai donc du lit sans me presser, les yeux exprimant à tour de rôle une sérénité intérieure et un grand questionnement. Nous restâmes ainsi pendant quelques instants, moi ne sachant comment engager la conversation et lui ne voulant pas me forcer. Toutefois, au bout de quelques minutes, je pris mon courage à mes deux mains, soupirai et me jetai à l'eau.
« David ?
- Hmm ?
- Tu ne comptes pas me renvoyer là-bas ? »
Un petit silence suivit ma question. Il se tourna vers moi avec ce même regard qu'il avait eu lors de notre première rencontre.
« Je ne t'oblige à rien. Si tu veux y retourner, tu y retourneras mais jamais je ne t'y forcerais. »
Son regard plein de compassion, son sourire chaleureux... tout cela réchauffaient mon âme. J'avais toujours eu l'impression d'être morte au plus profond de moi et depuis cette rencontre j'avais vraiment l'impression de vivre.
« Merci »
Ces mots étaient sincères, je les pensais vraiment de toute mon âme, de tout mon être. Mes questions disparurent laissant ainsi place à une tranquillité intérieure que je ne ressentais que très rarement. Étant enfin rassurée, je me levais délicatement du lit pour me diriger vers la porte de la chambre quand soudain une question me vint à l'esprit.
« Au fait David ?
- Oui ?, demanda l'intéressé relevant la tête dans ma direction.
- J'ai le droit à combien de valises ? »
Il se mit à sourire. Il m'a toujours dit que j'avais le don de passer du coq à l'âne, mais je faisais cela sans trop m'en rendre compte.
« Deux valises maximum. Alors fais bien attention à ce que tu emportes ! Au pire on achètera sur place.
- Ok et combien de temps on reste là-bas ?
- Normalement deux semaines. Ils ont des concerts, des séances photos et pas mal d'interviews dans des magazines mais aussi des émissions télé. Mais ne t'inquiète pas je ferais en sorte que vous puissiez vous amuser tous ensemble. »
Je le remerciai encore une fois et quittai pour de bon sa chambre. Je m'avançai vers le salon pour voir ce que faisaient les garçons. Cependant à ma grande surprise ils n'y étaient pas. J'entendis alors la voix de Bill qui chantonnait, celle-ci me dirigea donc vers sa chambre où il semblait affairer par ses occupations. Je m'appuyai contre le montant de la porte, les bras croisés et un petit sourire aux lèvres, pour ainsi mieux l'observer.
Le jeune homme ne remarqua pas tout de suite ma présence et il continuait à chanter comme il en avait l'habitude. Sa voix m'avait toujours plu. J'aimais l'écouter les yeux fermés laissant ainsi mon esprit vagabonder. Elle avait quelque chose de chaleureux et sensuel à la fois.
Malgré cet instant particulier, je décidai d'engager la conversation et ainsi de l'informer de ma présence.
« Pourquoi fais-tu déjà tes bagages ? »
Il se retourna doucement dans ma direction avec un sourire aux lèvres. Ah ! Ce sourire... Malgré son aspect androgyne, Bill avait un charisme et un charme fou. Ce simple sourire pourrait faire fondre n'importe qui !
« Cela fait longtemps que tu m'observes ?, demanda-t-il.
- Nan, t'inquiète. Je t'apprécie mais pas au point que cela tourne à l'obsession !, lançai-je avec humour.
- Dommage..., marmonna-t-il si bas que je ne pus l'entendre.
- Comment ?
-Nan, rien.
-Mouais..., dis-je sceptique. Alors pourquoi prépares-tu aussi rapidement tes valises ?
- Bah parce que l'on part demain matin, me répondit-il avec étonnement.
- HEIN ?, m'exclamai-je surprise.
-Aurait-on omis de te le dire ?, demanda Bill un peu gêné.
- Il semblerait... »
Je sortis donc de la chambre de Bill et regardai ma montre. Une heure et demie avait passé depuis l'arrivée des garçons, le temps passait un peu trop vite à mon goût ! Il allait bientôt falloir que je prépare le dîner, que je me lave et que surtout j'arrive à convaincre un des garçons à faire la vaisselle. De plus, je présume que l'on va partir très tôt demain matin et qu'il faut donc absolument que je fasse ma valise aujourd'hui. J'étais donc en pleine organisation mentale de mon temps lorsque Tom sortis de sa chambre et se jeta sur moi.
« Ah Vivi ! J'ai besoin de toi, c'est urgent ! Je dirais même que c'est vital ! »
Je n'eus même pas le temps de réagir qu'il me tirait déjà dans sa chambre. Par contre, simple petite remarque, lorsque Tom utilise le mot « vital » cela ne signifie aucunement que sa vie est en danger, je vous rassure ! C'est, par exemple, comme la fois où il s'était coincé une dread et qu'il paniquait complètement de peur qu'on la lui coupe... Voilà, pour lui, la survie de sa dread est VITALE ! (Parfois on pourrait même penser que ses cheveux ont plus d'importance que sa propre vie... Si ses cheveux cramaient par malheur, on ne sait comment, je crois qu'il ferait une dépression... voire même un suicide !).
La chambre de Tom était couverte de posters de toutes sortes. La plupart représentaient des figures musicales comme Aerosmith, les Red Hot Chili Peppers et surtout Samy Deluxe. Cependant d'autres posters représentants des femmes dans des positions aguicheuses et très peu habillées. Je me suis toujours demandée comment réagissaient les filles qui passaient la nuit avec le poulpe à la vue de ces affiches, mais je pense qu'elles doivent être trop bourrées ou occupées XD pour remarquer quoi que ce soit.
Mais revenons à notre affaire ! Tom se tenait devant moi avec dans chaque un de ses immenses T-shirts, l'un étant blanc et bleu et l'autre rouge et noir.
« Lequel préfères-tu ?, me demanda-t-il avec un air si sérieux que cela m'étonna un peu.
- Euh... Je ne sais pas...
- Lequel me met le plus en valeur ?, insista-t-il.
- Bah... »
Il me regardait avec insistance en me tendant alternativement les T-shirts. Il attendait réellement une réponse sincère de ma part. Cependant je ne savais pas trop quoi choisir, mais ce n'est pas la volonté qui manquait ! C'est juste que j'aie du mal à imaginer Tom avec l'un ou l'autre des T-shirts... Mais celui-ci s'impatienta et me sortit brusquement de ma torpeur.
« Alors ?
-Euh... bah... le blanc, répondis-je en désignant le T-shirt de droite.
- Tu es sûre ?, me demanda-t-il en regardant attentivement celui-ci.
- Bah... je pense...
- Donc tu n'es pas sûre ?, répliqua-t-il en haussant le sourcil.
- Mais j'en sais rien moi !, m'exclamai-je. Et puis, depuis quand fais-tu attention à mes remarques ? »
Ma remarque le fit réfléchir (et oui les poulpes peuvent réfléchir ! XD). Il se gratta légèrement la tête ce qui montrait sa grande perplexité.
« Il est possible que nos goûts différent... Ainsi si tu préfères le blanc, il est normal que je choisisse le rouge... Mais il y a toujours une exception à la règle ! Il se peut donc que le blanc m'aille mieux que le rouge...
- Pourquoi ne prends-tu pas les deux ?, le coupai-je exaspérée par cette « urgence ».
- Ce n'est pas bête... Ainsi cela voudrait dire que les deux me vont !, déclara-t-il un sourire illuminant son visage.
- Oui, faisons comme cela, dis-je lassée. Mais la prochaine fois que tu as besoin d'un conseil, demande plutôt à ton frère !
- Bill a bons goûts mais je voulais un avis féminin.
- Depuis quand me considères-tu comme une fille ?
- Quand ça m'arrange !
- Idiot de poulpe ! »
Je sortis rapidement de sa chambre mais je l'entendis toutefois ricaner dans mon dos. Je m'avançai ensuite vers mon armoire et sortis ma valise. J'entassai à l'intérieur mes affaires et je n'eus aucune difficulté à les choisir car je n'avais pas beaucoup de vêtements. Après avoir vérifié que tout y était, je me dirigeai vers ma table de nuit, ouvris le tiroir et pris le petit sac en velours pourpre qui protégeait l'objet le plus important de mon existence.
Je ne pus m'empêcher de le sortir de son enveloppe et de l'examiner de nouveau avec délicatesse. A chaque fois que je l'observais, mon c½ur se serrait si fort que des larmes prenaient naissance dans mes yeux. Je n'ai jamais pu contrôler cette sensation mélancolique pleine de tristesse qui s'insinuait dans chaque parcelle de mon corps. Et je ne pourrais sûrement jamais la contrôler...
« Vivi !!! J'ai la dalle ! »
Cette voix me sortit de ma torpeur et de mes pensées et c'est ainsi que je me rendis compte qu'il était vraiment l'heure de manger. Je remis l'objet dans le sachet en velours, le mit dans la valise et sortis rapidement de ma chambre.
Georg était affalé sur la table de la cuisine attendant que quelqu'un daigne bien cuisiner. A mon arrivée, il leva la tête et j'entraperçue dans ses yeux une lueur d'espoir. Il devait vraiment avoir faim ! Enfin Georg était ce que l'on peut appeler un « morfale »... ^^
C'est ainsi que se finit ma journée en cuisinant, mangeant et parlant avec les garçons.
Je ne vois pas l'intérêt de raconter en détail la fin de ma journée =), mais sachez qu'en me couchant ce soir-là je ne me doutais aucunement ce qui allait m'arriver le lendemain...------------------------------------------------
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